At a manufacturer like Porsche, one tends to hear the growl of a flat-six more than the quiet of HR departments. And yet, the name of the 911 maker is resurfacing today in an even heavier social scenario: a fresh wave of more than 4,000 job losses, to be added to already decided cuts, aimed at filling a €700 million gap in the group’s structural costs.
This scenario does not come from nowhere. It appears in documents from the Volkswagen supervisory board, revealed by the German business daily Handelsblatt and relayed by Reuters, as part of a broad turnaround plan after a serious earnings warning. Officially, Porsche says it is not planning a new 4,000-job cull, but the mere existence of this option in Wolfsburg’s paperwork is enough to strain the atmosphere, both inside and among investors.
4,100 jobs to save €700 million at Porsche: what VW documents foresee
According to Handelsblatt, the documents recently approved by VW’s supervisory board speak of a reduction of “approximately 4,100 employees,” according to internal documents cited by Handelsblatt. The stated goal: to close a shortfall of about €700 million in the structural costs of the Sport Luxury brand group, to which Porsche belongs, i.e., roughly $803.8 million. These cuts would hit a workforce of about 41,780 employees by the end of 2025, representing nearly 10% of the Stuttgart manufacturer’s workforce, a figure that underscores the potential impact.
Les documents internes précisent que ces coupes seraient “en plus des accords existants”. Car un premier volet a déjà été bouclé. En juillet, la direction de Porsche et les représentants du personnel ont validé un nouveau paquet social portant sur 5 000 suppressions supplémentaires d’ici 2035, qui s’ajoutent à quelque 4 000 postes déjà décidés auparavant. Au total, environ un emploi sur cinq doit disparaître à cet horizon. Si le scénario de 4 100 postes additionnels était retenu, on s’approcherait alors d’un tiers des effectifs concernés à long terme, même si aucune ventilation par site ou par métier n’est détaillée pour l’instant.
Pression financière maximale et bras de fer feutré entre Volkswagen et Porsche
En toile de fond, il y a un avertissement bénéfice qui a fait l’effet d’une douche froide. Vendredi, Volkswagen a revu à la baisse son objectif de marge opérationnelle pour 2026 : le groupe vise au mieux 1 %, contre une fourchette précédente de 4,0 à 5,5 %. Une partie importante de ce trou provient d’une lourde dépréciation, chiffrée à plus de €6 milliards, liée à Porsche. La marque subit de plein fouet l’effondrement de ses ventes en Chine, la hausse des droits de douane américains, mais aussi le coût d’un revirement sur sa stratégie électrique. Dans le même temps, Porsche doit encore financer le développement de nouvelles variantes de moteurs thermiques sur une grande partie de sa gamme, des investissements lourds qui alourdissent les charges à absorber.
Face à ce contexte, la tentation de tailler dans les coûts fixes est forte à Wolfsburg. Mais le dossier se complique par la gouvernance de Porsche AG : depuis son introduction en Bourse en 2022, la marque dispose de son propre conseil de surveillance et de son comité d’entreprise, même si Volkswagen reste actionnaire majoritaire. Le groupe mère “ne peut que recommander, mais pas imposer” un tel plan de suppressions chez Porsche, rappelle Reuters. Un porte-parole de Volkswagen a refusé de commenter ces chiffres, tout comme un porte-parole de Porsche, interrogés sur ces projets attribués au conseil de surveillance. En interne, Michael Leiters, le directeur général de Porsche, a pour sa part assuré aux équipes que le paquet d’économies déjà conclu autour de 5 000 postes ne serait “ni plus ni moins” étendu, mais la présence noir sur blanc de nouvelles coupes possibles dans les documents de Volkswagen montre que la discussion est loin d’être close et que les salariés restent dans l’attente de décisions concrètes.